Réunions de printemps FMI et Banque mondiale. Quelles nouvelles mesures contre la crise ?

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Les réunions de printemps 2009 entre le Fond monétaire international et la Banque mondiale commenceront ce week-end à Washington. L’assemblée du 25 et 26 avril se tient au lendemain du dernier rapport sur «les perspectives de l’économie mondiale» publié par le FMI et au lendemain de la réunion du G20 de Londres. Ces deux jours de réunions, ils seront cette année d’une vitale importance contre les pires effets de la crise économique mondiale. L’utilisation des 1000 milliards de dollars, mise à la disposition du FMI par les pays du G-20, elle figure également parmi les sujets à aborder autant que les investissements de protection sociale dans les secteurs de la santé et de l’éducation, en vue de protéger les populations les plus vulnérables des Pays en voie de développement. La Banque mondiale, en vue des réunions du 25 et 26 avril, a annoncé qu’elle prévoit tripler, à 12 milliards de dollars au cours des deux prochaines années, ses investissements dans les filets de sécurité et d’autres lignes d’action pour contraster les pires effets de la crise économique .

Chaque année, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international organisent deux réunions, l’Assemblée annuelle et la Réunion de printemps, afin de discuter de différents problèmes liés à la réduction de la pauvreté et au développement économique international, ainsi que d’évaluer le déroulement prévu des travaux des deux institutions. Ces rencontres, ils réunissent non seulement les ministres de 185 gouvernements, dont le Conseil des gouverneurs de la Banque et du FMI, mais également les représentants officiels des gouvernements, les représentants des agences donatrices et les dirigeants de la société civile.

Sur la crise économique et sur ses effets vers les populations les plus vulnérables des Pays émergents, Robert Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale, il a déclaré pendant sa conférence de presse du 21 avril qu’un monde qui n’apprend pas de l’Histoire est condamné à la répéter. Alors que la dernière réunion du G-20 était essentiellement consacrée aux questions financières, nous devons tirer des enseignements de l’histoire des crises passées, au cours desquelles les gouvernements, à court d’argent, ont réduit les programmes sociaux et ce qui a eu des conséquences catastrophiques pour les pauvres ». Dans la crise présente, on s’est surtout intéressé aux pays développés dont les habitants risquent de perdre leurs maisons, leurs actifs et leurs emplois. Ce sont des difficultés incontestables – a estimé Robert Zoellick – mais les personnes qui vivent dans les pays en développement ont bien moins de moyens de protection : elles n’ont pas d’épargne, pas d’assurance, pas d’allocations de chômage et souvent pas de nourriture. Nous ne devons pas laisser qu’une telle situation se reproduise ».

La persistance d’une conjoncture économique à risque, conjuguée à l’instabilité chronique des prix alimentaires, a enfin observé M.me Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale du Groupe de la Banque mondiale, signifie que pour les populations pauvres la crise alimentaire n’est pas prête à se terminer. La décision de renforcer ce mécanisme permettra à la Banque de disposer des moyens nécessaires pour continuer à intervenir rapidement en faveur des pays.

Antonio Torrenzano

 

 

*Dans l’image le President Robert B.Zoellick (World Bank Group) et le Directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn pendant une réunion des deux institutions économiques à Washington.

* Un spécial remerciement au photreporter Alex Wong pour l’image.

 

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